Le génocide juif et tsigane pendant la seconde guerre mondiale.
Extrait du programme de la classe de troisième : "L’étude de la Seconde Guerre mondiale (...) ne doit pas se perdre dans un récit chronologique. Elle doit insister sur les catastrophes qu’a engendrée la domination nazie et tout particulièrement la politique d’extermination des Juifs et des Tziganes".
On peut donc tout à fait envisager un sujet de brevet qui porterait sur cette partie du programme.
1. Naissance du terme de génocide.
Le tribunal de Nuremberg définit dans ses statuts (art 6) trois chefs d’accusation : crime de guerre, crime contre la paix ou crime contre l'humanité. Le mot génocide apparaît en 1944. Il vient du grec genos (peuple, race, espèce) et du suffixe latin –cide (de caedere, tuer). Il est définit le 9 décembre 1948 par la Convention des Nations Unies.
2. Les premières phases du génocide.
Dans Mein Kampf, Hitler met au point sa théorie sur l’inégalité des races. Selon lui, il existerait une race supérieure, les aryens et des races inférieures comme les juifs et les Tziganes.
Avant 1942, plus d’un million de juifs ont déjà été assassinés. Dans le cadre de la politique d'épuration raciale, les nazis ont enfermé les juifs dans des ghettos dans les grandes villes polonaises comme Varsovie.
Ghettos : quartiers de regroupement des juifs d’Europe centrale où ils sont affamés.
Depuis juin 1941, des Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) commencent les exécutions massives. Elles suivent les armées allemandes en URSS pour éliminer les Juifs et les tsiganes dans les villes et villages rencontrés.
3. La "solution finale".
C’est lors de la conférence de Wansee le 20 janvier 1942 qu’est décidé la "solution finale" de la question juive. Le 16 décembre 1942, un décret d’Himmler ordonne la déportation des Tsiganes vers Auschwitz.
Dès lors, il convient de distinguer :